LAC DE LA MOUCHE

Cet après-midi ensoleillé avec 9°C au thermomètre, 40 marcheurs se sont retrouvés sur le bord du lac de la Mouche à Perrancey pour une boucle sans difficulté autour du lac.

Le groupe prend la direction de Saint Ciergues construit à flanc de coteau où nous pouvons apprécier le paysage qui s’offre à nous, en particulier les 2 vallons de la Mouche et du Morgon qui forment le lit du lac.  

Le nom de la localité a évolué au fil du temps : Sanctus Sergius (en 1207) en Sanctus Ciriacus en 1226 et pour prendre son nom définitif de Saint-Ciergues en 1770. Saint-Ciergues est un hagiotoponyme … (du grec hagios « Saint », topos « lieu » et d’Önoma nom définition : nom de lieu en rapport avec la religion) Le Nom de la commune fait référence à Saint Cyr de Tarse.

Le Lac de la Mouche fut construit pour répondre à l’alimentation du canal de la Marne à La Saône qui était indispensable pour alimenter les fours métallurgiques du nord du département et la livraison des produits finis vers le bassin méditerranéen.

Ce sont 4 retenues qui ont été érigées dans notre région Charmes, La Liez et Villegusien. Celles -ci aujourd’hui servent encore pour l’alimentation du canal mais essentiellement tournées vers le tourisme.

Le lac de la mouche a demandé de nombreuses années avant d’être en eau. La décision de construire cette réserve a été décidée en 1880 par le ministre des travaux public mais c’était sans compter l’opposition à l’expropriation des terrains et des bâtiments car ce sont 3 moulins et 1 papeterie qui disparaîtraient dans cette opération et 75 hects de terrain qui allaient se trouvés sous les eaux.

La construction du barrage a subi des glissements de terrains en 1884 et 1886 liés à des mauvaises conditions climatiques qui ont retardé la mise en eau. Celle ne s’est faite qu’en 1890.

Une forte population de maçons italiens a contribué à la construction du barrage d’une longueur de 410 dont la hauteur est de 23m pour un volume maximal de retenue d’eau de 8 500 000 m3. Le niveau maximal n’est plus atteint depuis de nombreuses années et a subi un renforcement ces dernières années pour permettre d’augmenter le volume stocké surtout en période estivale.  La bonne qualité de l’eau en provenance de la Mouche et du Morgon permet d’alimenter l’usine de potabilisation de Champigny les langres et de desservir beaucoup de communes du sud du département.

La particularité de ce lac est de pouvoir envoyer par gravité de l’eau vers le lac de la Liez grâce à une canalisation de 12 km. C’est le seul lac qui a gardé son caractère sauvage car les aménagements touristiques sont très limités et cela fait le bonheur des pécheurs et des marcheurs.

Nous nous dirigeons vers la baie de Morgon et passons au-dessus de la « fontaine légère » où se dépose du tuf formant un beau monticule. L’eau est très prisée par les personnes qui veulent une eau naturelle et même par les fabricants de bière…

Nous longeons le bord du lac par le bois en direction de Perrancey, sur notre chemin de retour nous enjambons le pont romain sous lequel coule la rivière de la Mouche.

Le retour au point de départ sa déroule sous un beau soleil, les primevères fleuries nous informent que nous nous dirigeons vers le printemps.      

Alain S.

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